En octobre, lorsque les fenêtres restent fermées et que la vapeur de cuisson s’accumule, l’humidité se cache au fond des placards. Odeur de renfermé, paquets de farine ramollis, légère moiteur sur les parois… Plutôt que de sortir tout de suite un appareil coûteux, une astuce simple se démarque: déposer un bol de riz cru dans les placards pour absorber l’excès d’humidité.

Cette méthode, popularisée par le site culinaire Marmiton, utilise un ingrédient déjà présent dans presque toutes les cuisines. Les grains de riz attirent une petite quantité d’eau contenue dans l’air du placard, ce qui peut limiter les odeurs et les micro-condensations. Mais ce geste, aussi malin soit-il, a ses limites et ne remplace jamais un vrai traitement de l’humidité.

Octobre, le moment où vos placards deviennent plus humides

Avec l’arrivée de l’automne, les températures baissent, on aère moins et la cuisine reste souvent pleine de vapeur après les repas. Les placards clos, près d’un mur froid ou près de l’évier, deviennent des zones à risque: la condensation s’y dépose plus facilement lorsque l’air circule mal. Au fil des semaines, cela peut favoriser le développement de moisissures sur les parois ou derrière les emballages alimentaires.

Dans ce contexte, le riz cru agit comme un petit tampon: ses grains retiennent un peu d’eau et assèchent légèrement l’air de ce volume réduit. Cette solution peut aider pour des désagréments légers, comme une odeur de renfermé récente ou une impression de moiteur. Si vous observez déjà des taches sombres, des auréoles ou des parois franchement mouillées, le problème dépasse largement la capacité d’un bol de riz.

Comment utiliser le bol de riz cru dans les placards de cuisine

Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), une humidité intérieure autour de 40 à 60 % reste confortable pour la santé et pour le logement. Pour garder ce cap dans les placards, Marmiton rapporte le conseil du site immobilier SeLoger: versez une à deux poignées de riz dans une coupelle ou un bol stable, puis déposez-le sur une étagère, dans un récipient ouvert. Pas de branchement, pas de produit chimique, uniquement ce petit volume de céréale qui capte progressivement l’excès d’eau présent localement.

Pour que l’astuce reste efficace, il faut entretenir ce mini absorbeur: le riz se change environ tous les quinze jours, plus tôt si les grains deviennent humides, forment des paquets ou dégagent une odeur inhabituelle. Ces grains ayant séjourné à l’air libre, au contact des poussières du placard, il faut les jeter et ne pas les réutiliser en cuisine. Autre point important, laisser le récipient bien ouvert afin que l’air circule autour des grains.

Quand le riz ne suffit plus : alternatives et réflexes santé

Pour les mêmes petits volumes, un bol de gros sel fonctionne sur le même principe et peut remplacer le riz lorsqu’il forme des blocs. Le bicarbonate de soude absorbe surtout les mauvaises odeurs, tandis que des sachets de charbon de bambou peuvent compléter l’action dans une armoire ou un placard très fermé. Ces solutions conviennent pour les débuts de problème, pas pour les situations où l’eau perle régulièrement sur les parois.

Les autorités sanitaires rappellent que, dans un logement humide, l’eau est la principale cause des moisissures et qu’ignorer cette cause conduit à leur réapparition. Des taches récurrentes, une peinture qui cloque, un mur constamment froid et mouillé ou une odeur tenace doivent alerter et amener à chercher l’origine: fuite, infiltration, défaut de ventilation. Aérer la cuisine après chaque cuisson, utiliser une hotte à évacuation, essuyer les surfaces mouillées et éviter de surcharger les placards restent les vrais leviers pour garder un air intérieur plus sain, avec ou sans bol de riz.

Sources

  • Marmiton
    «Les menages francais sont tous invites a mettre un bol de riz cru dans les placards de cuisine en octobre»