Cet appareil électroménager du quotidien cause 40.000 décès par an en Europe : par quoi le remplacer ?

Vous l’utilisez probablement chaque jour sans vous en douter, pour préparer de délicieux plats. Pourtant, la cuisinière à gaz, présente dans des millions de foyers européens, est bien plus dangereuse que ce que l’on imagine. Selon un rapport scientifique publié ce lundi 28 octobre, cet appareil couramment utilisé est responsable de plus de 40 000 décès par an en Europe. Ce chiffre dépasse largement le nombre de victimes des accidents de la route. Mais alors, comment un simple appareil de cuisine peut-il être aussi nocif ? Quels sont les dangers liés à son usage quotidien ? Et surtout, comment protéger sa santé tout en continuant à cuisiner ? Découvrez les réponses dans cet article.
Un tueur silencieux dans nos cuisines
Dans l’Union européenne, un ménage sur trois cuisine au gaz, un chiffre encore plus élevé dans des pays comme l’Italie ou les Pays-Bas, où plus de 60% des foyers utilisent cet appareil. La combustion du gaz fossile, source d’énergie utilisée pour faire fonctionner ces cuisinières, libère du dioxyde d’azote (NO2), un gaz particulièrement nocif pour les voies respiratoires. Les résultats de l’étude sont clairs : une exposition prolongée à ce polluant augmente le risque de développer des maladies cardiovasculaires et pulmonaires.
Comment est-ce possible ? Lorsqu’une cuisinière à gaz brûle du gaz, elle émet non seulement du dioxyde d’azote, mais aussi d’autres polluants comme le monoxyde de carbone et le benzène. Ces substances, invisibles et inodores, pénètrent dans nos poumons à chaque repas préparé. Ces gaz, en plus d’être des irritants, sont liés à de graves problèmes de santé, notamment l’asthme, les infections respiratoires et les maladies coronariennes.
Steffen Loft, un expert en pollution atmosphérique à l’Université de Copenhague, rappelle auprès du Guardian qu’il reste à vérifier dans quelle mesure les effets du NO2 intérieur (émis par les cuisinières) sont comparables à ceux du NO2 extérieur (issu des véhicules). L’expert admet toutefois que l’hypothèse semble plausible et mérite d’être approfondie. En tout cas, les conclusions de ce rapport sont indiscutables : cuisiner au gaz réduit l’espérance de vie d’une personne en moyenne de deux ans.
Des alternatives plus saines pour cuisiner
Face à ces révélations inquiétantes, vous vous demandez sûrement comment continuer à cuisiner sans risquer votre santé ? Heureusement, il existe des solutions pour remplacer la cuisinière à gaz tout en préservant vos habitudes culinaires.
1. Les plaques à induction
Les plaques à induction représentent aujourd’hui l’alternative la plus prisée. En plus d’être extrêmement efficaces pour chauffer les aliments rapidement, elles ne rejettent aucun polluant dans l’air. Leur fonctionnement repose sur un système électromagnétique qui génère de la chaleur uniquement au contact des casseroles et des poêles, limitant ainsi les pertes d’énergie. Autre avantage : leur facilité d’entretien.
2. Les cuisinières électriques
Si vous préférez un appareil qui ressemble davantage à la cuisinière à gaz, les cuisinières électriques sont une option sûre. Elles permettent une cuisson homogène sans émissions polluantes. Cependant, elles consomment plus d’énergie que les plaques à induction et mettent un peu plus de temps à chauffer.
3. Les micro-ondes et fours combinés
Pour des préparations rapides et efficaces, le micro-ondes ou le four combiné peuvent compléter une solution comme l’induction. Ces appareils, en plus de ne produire aucune pollution intérieure, permettent de cuire, griller et rôtir vos aliments en toute sécurité.
4. Les autocuiseurs électriques
L’autocuiseur électrique est un autre appareil polyvalent qui permet de cuisiner des plats complets rapidement, sans émettre de gaz nocifs. En cuisant sous pression, il réduit également le temps de cuisson, ce qui en fait une alternative pratique pour les personnes pressées.
Source : Ouest France